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Disjoncteur différentiel : comment il fonctionne et comment le choisir

Un disjoncteur différentiel a pour rôle d’assurer la sécurité des personnes vivant dans le logement, et celle de chaque appareil électrique. Placé sur le compteur électrique d’un logement, il évite les électrisations et électrocutions des personnes et les incendies causés par des incidents liés aux appareils électriques.

Il se décline en différents types dont chacun possède des caractéristiques propres qui le rendent efficace selon la nature du problème :

  • court circuit

  • surcharges

  • défaut d’ampérage

  • fuites de courant

  • etc

Nous allons mettre en lumière les spécificités d’un disjoncteur différentiel, son rôle, son mode de fonctionnement, les différents types disponibles sur le marché, et les différents critères à prendre en compte pour choisir le disjoncteur différentiel le plus adapté.

Qu’est-ce qu’un disjoncteur différentiel ?

Le disjoncteur détecte les irrégularités de tension, les défauts d’isolement et agit contre les surcharges de courant électrique et les courts circuits. Il a un calibre qui se mesure en Ampères et qui représente le seuil à partir duquel il disjoncte (on dit qu’il « saute »).

Principe de fonctionnement

De toutes les fonctions du disjoncteur différentiel, la plus importante consiste à mettre hors service tous les circuits du logement lorsque survient une surintensité du courant électrique ou un court-circuit.

En effet, il faut savoir que toute intensité électrique dépassant les 50mA (50 milliampères) est dangereuse pour le corps humain. Or, le compteur d’abonné – présent dans tout logement – a une sensibilité de 500mA, largement supérieure au seuil de danger. On pose donc des différentiels de 30mA qui vont garantir la sécurité des personnes.

De plus, les appareils branchés aux prises électriques doivent absolument être reliés à la terre. Le disjoncteur différentiel, une fois installé, vérifie les intensités du courant entrant et sortant du logement.

En cas de différence d’intensité, de court-circuit, de surcharge, le disjoncteur se met en position  »off » en baissant sa manette et évite ainsi la fuite de courant vers la terre. Ce faisant, il protège les personnes contre les électrocutions.

Si la réparation de la source de la fuite n’est pas effective, le disjoncteur continuera de s’éteindre, après chaque remise en marche. Le problème peut avoir plusieurs origines, notamment :

  • Un état de défectuosité des fils électriques

  • Un faux contact dans un appareil

  • Un nombre important d’appareils électriques sur un circuit insuffisamment puissant

  • L’affaiblissement des câbles électriques, etc.

Alors que le différentiel du compteur d’abonné va couper toute l’installation électrique d’un coup et rendre difficile l’identification de la cause du problème, les disjoncteurs différentiels ne vont couper qu’une partie du circuit et donc permettre de limiter les recherches de matériel défectueux.

Quels sont les types de disjoncteurs différentiels ?

Il existe trois types de disjoncteurs différentiels, qui respectent tous la norme NF C 61-410.

Le type A

Les disjoncteurs différentiels de type A assurent la protection des appareils électroménager comme les plaques de cuissons, le lave linge, etc.

Autrement dit, ils protègent les équipements électriques contre les fuites de courant à composante continue.

Le type AC

Le disjoncteur différentiel type AC assure la protection de tous les autres circuits électriques du logement. Il fonctionne quand il détecte un courant de fuite sur la composante alternative.

Toutefois, le disjoncteur différentiel type AC nécessite une sensibilité de 30mA pour assurer une protection optimale à chaque installation électrique et aux personnes habitant la maison.

Le type F

Aussi connu sous les noms de disjoncteur différentiel Hi, HPi, ou Si, ces disjoncteurs assurent la protection et la sécurité des circuits à sensibilité accrue.

Il s’agit de l’alimentation en électricité des congélateurs, des systèmes d’alarme, des équipements informatiques, etc.

Quand utiliser un disjoncteur différentiel ?

Opter pour une utilisation du disjoncteur différentiel devient une nécessité lorsqu’il s’agit de sécuriser un circuit électrique. Autrement dit, lorsque les prises électriques sont reliées à la terre, il faut absolument installer un disjoncteur différentiel.

Quelle est la différence entre un disjoncteur et un interrupteur différentiel ?

Les interrupteurs différentiels et les disjoncteurs différentiels peuvent trouver leur place dans tout tableau électrique.

S’ils jouent tous les deux un rôle de protection, il existe cependant quelques particularités qui permettent de faire la différence.

En plus de protéger les équipements électriques, le disjoncteur différentiel assure la protection des personnes contre tout risque d’électrisation ou d’électrocution.

De son côté, l’interrupteur différentiel ne possède pas les composants requis pour protéger les équipements électriques contre les courts-circuits par exemple. Il protège uniquement les personnes.

Comment choisir son interrupteur ou son disjoncteur différentiel pour son tableau électrique ?

Il existe plusieurs critères à prendre en compte pour choisir l’interrupteur ou le disjoncteur différentiel pouvant protéger son installation électrique.

Le choix de l’interrupteur différentiel

Il existe trois types d’interrupteurs différentiels (le type AC, le type A, et le type F).

Les interrupteurs de type AC peuvent protéger la plupart des circuits de l’installation électrique.

Quant aux interrupteurs de type A, ils protègent les circuits spécialisés en raison de leur niveau de performance plus élevé.

Pour finir, les interrupteurs de type F protègent les circuits qui ne supportent pas les microcoupures.

Il faudra donc connaître la nature des appareils à brancher avant d’effectuer le choix de son interrupteur différentiel. Aussi, opter pour un interrupteur ayant une sensibilité de 30ma maximum s’avère plus fiable en termes de sécurité.

Le choix du disjoncteur différentiel

Puisqu’il existe plusieurs types de disjoncteurs différentiels, il faudra se baser sur les spécificités des installations électriques ainsi que les équipements et appareils électriques qui la composent avant toute installation dans le tableau électrique.

Cela dit, le calibre du disjoncteur dépend de l’alimentation en électricité du circuit. Il faudrait donc un disjoncteur de :

  • 10A ou 16A pour un circuit d’éclairage

  • 16A ou 20A pour un circuit de prises électriques

  • 20A pour un circuit spécialisé de 4600 Watts

  • 32A pour un circuit spécialisé de 7360 Watts

  • 40A pour un circuit spécialisé de 9200 Watts.

Foire aux questions

Il existe plusieurs marques de disjoncteurs. Toutefois, certaines comme Schneider Electric, Legrand ou General Electric ont su s'imposer comme les leaders en termes de qualité.

Les prix varient entre 40 et 250 euros selon le fabricant, mais aussi selon le type. Le type A est un peu plus cher que le type AC, et le type F est trois fois plus cher.

Puisque chaque matériel possède sa spécificité, il faut prendre en compte l'usage auquel il est destiné. Toutefois, le disjoncteur reste un meilleur choix puisqu'il protège à la fois les personnes et les appareils de la maison.

La bonne proportion de disjoncteurs dépend de la surface du logement. En moyenne, il en faut 2 jusqu'à 35m², 3 entre 35 et 100m², et 4 ou plus au-delà de 100m².

 

Pour identifier la cause d'une panne, il faut débrancher tous les appareils, réarmer le différentiel, et rebrancher les appareils un par un jusqu'à trouver celui qui fait sauter le disjoncteur.

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